NEBULAE
The Wizard Nebula in 70 hours
— NGC 7380 —

Processed by Nicolas Rolland, Paris, as part of the Astrofleet Team. 70.3 hours gathered with our own setup at PixelSkies, Castilléjar, Spain.
NGC 7380 is a cluster of young stars still inside the cloud that made them, and the Wizard is what that cloud looks like from 8,500 light-years away. This frame is cropped tight — 42 by 64 arcminutes — on the ridges and pillars at the centre, where the gas is being pushed back hardest.
A cluster still inside its own cloud
Caroline Herschel found the cluster in 1787; the nebula around it took photography to reveal, and it is catalogued separately as Sh2-142. The cluster spans about 20 light-years and is somewhere between 4 and 11 million years old — young enough that the stars have not yet cleared the material they formed from. Visually it is close to hopeless: very dark skies and an OIII filter, and even then it is a suggestion rather than a shape.
Two O-type stars doing the work
At the centre of the cluster sits DH Cephei, a spectroscopic binary of two massive O-type stars. Between them they supply most of the ultraviolet light that ionises this entire HII region, and most of the wind that sculpts it. The ridges running through this frame are the edges of that pressure — cold gas being compressed on one side and stripped away on the other, which is why the structure reads as walls and pillars rather than as a diffuse cloud.
Mapped colour, and what seventy hours buys
The colours here are assigned, not real. This is the Hubble palette: SII to red, Ha to green, OIII to blue — three narrowband filters standing in for the three colour channels. A narrowband filter records a single emission line, so what it captures has no natural colour at all until one is given to it. The palette is a reading of the gas rather than a photograph of it: red marks where sulphur dominates, blue where oxygen does, and hydrogen runs through nearly all of it. Seventy hours split almost evenly across the three filters — 152, 121 and 148 ten-minute exposures — is what makes that reading fine enough to trust at full resolution.
Caroline Herschel a découvert l'amas en 1787 ; la nébuleuse qui l'entoure a demandé la photographie pour se révéler, et elle est cataloguée à part sous le nom de Sh2-142. L'amas s'étend sur une vingtaine d'années-lumière et son âge est estimé entre 4 et 11 millions d'années — assez jeune pour que les étoiles n'aient pas encore dispersé la matière dont elles sont nées. À l'œil, c'est presque désespéré : il faut un ciel très sombre et un filtre OIII, et encore, on devine plus qu'on ne voit.
Au centre de l'amas se trouve DH Cephei, une binaire spectroscopique formée de deux étoiles massives de type O. À elles deux, elles fournissent l'essentiel du rayonnement ultraviolet qui ionise toute cette région HII, et l'essentiel du vent qui la sculpte. Les crêtes qui traversent ce champ sont les bords de cette pression : du gaz froid comprimé d'un côté, arraché de l'autre. C'est ce qui donne à la structure son allure de murs et de piliers plutôt que de nuage diffus.
Les couleurs de cette image sont attribuées, pas réelles. C'est la palette Hubble : le SII sur le rouge, le Ha sur le vert, le OIII sur le bleu — trois filtres à bande étroite qui tiennent la place des trois couches de couleur. Un filtre à bande étroite n'enregistre qu'une seule raie d'émission : ce qu'il capte n'a aucune couleur propre tant qu'on ne lui en assigne pas une. La palette est donc une lecture du gaz plutôt qu'une photographie : le rouge dit où le soufre domine, le bleu où l'oxygène domine, et l'hydrogène traverse à peu près tout. Soixante-dix heures réparties presque également entre les trois filtres — 152, 121 et 148 poses de dix minutes — c'est ce qui rend cette lecture assez fine pour tenir à pleine résolution.