ABOUT
Nobody images
alone
Deep-sky images processed in Paris, from data gathered on four continents.
2014 — J'achète mon premier télescope en vacances au Canada : un Celestron C9.25 EdgeHD sur une Losmandy G11, commandé depuis la France pendant que j'y suis. Je l'installe quelques semaines plus tard dans le Val-d'Oise, au nord de Paris. Le premier objet est Jupiter, avec un Televue Delos 12 mm acheté lors d'une escale à New York. Les bandes nuageuses sont visibles.
2015 — Je commence à imager. La première cible est NGC 7662, la Blue Snowball, puis Jupiter. Les deux images sont mauvaises. Je continue le visuel en parallèle, et je passe encore l'essentiel de mes nuits à l'oculaire plutôt que derrière un appareil.
2016 — J'emménage dans Paris. Pas de jardin, un ciel inexploitable en ciel profond, et des immeubles qui ferment ce qu'il en reste. Je vends le C9.25 peu après le déménagement, et je garde les oculaires.
2017-2019 — J'image de temps en temps via iTelescope. De quoi continuer.
2020 — Pendant le premier confinement, je me mets sérieusement au remote. En trois ans je passe par une dizaine de services et par toutes les façons d'en utiliser un : piloter un télescope directement, planifier une cible et laisser la séance se dérouler sans personne, souscrire à des jeux de données que quelqu'un d'autre a déjà collectés, et partager la gestion d'un instrument à plusieurs.
2023 — Je rejoins la Team Astrofleet. Une dizaine, répartis dans toute la France, chacun avec son propre matériel, et un setup que nous possédons ensemble, hébergé chez PixelSkies en Espagne. Quatre-vingts heures sur une seule cible faible sont hors de portée seul ; à plusieurs, ça cesse d'être déraisonnable.
Toujours — Le traitement, je l'apprends seul. Mes premières images me prennent trente heures chacune. Une fois que je m'y mets sérieusement, il faut trois ou quatre mois pour que sorte quelque chose dont je suis satisfait. Certaines images ne donnent toujours rien.
Presque aucun des photons de mes images ne tombe sur un télescope devant lequel je me tiens. Une image de ciel profond est une chaîne. Quelqu'un construit un instrument et l'entretient. Quelqu'un l'exploite sous un ciel. Quelqu'un traite ce que les données contiennent. Je me tiens au bout de chaînes qui traversent quatre continents, et chaque image de ce site nomme chaque maillon.
Trois types de chaînes l'alimentent. La Team Astrofleet, dont je fais partie : une dizaine, répartis dans toute la France, chacun avec son propre matériel, et un setup que nous possédons ensemble chez PixelSkies, en Espagne — à nous tous, nous avons mis 81,7 heures sur EGB 10, depuis un setup à Saintes, dans l'ouest de la France. Les observatoires distants : El Sauce, dans la vallée du Rio Hurtado au Chili ; Heaven's Mirror, à Yass en Australie ; Apollo 11, à Fregenal de la Sierra en Espagne ; Grand Mesa, à Whitewater dans le Colorado — je ne suis jamais allé au Chili. Et les données d'amis : des brutes tirées par d'autres imageurs, dont je prends ce qu'ils ont obtenu, leur ciel, leur instrument, leurs choix de filtres et de poses, pour travailler avec tel quel.
Je traite. Calibration, empilement, extraction des gradients, couleur, et les décisions qui comptent vraiment : ce qu'on fait apparaître, et ce qu'il faut accepter de perdre pour y arriver. Chaque image de ce site porte son relevé d'acquisition complet et le nom de celui qui a collecté la lumière. Je shoote aussi avec mon propre matériel, de temps en temps.
Trois de mes images ont été Astronomy Picture of the Day de la NASA : CG 4 en juillet 2021, Arp 286 en juin 2022, NGC 2442 en avril 2023. À l'Astronomy Photographer of the Year 2021, au Royal Observatory Greenwich, NGC 1055 a été Highly Commended en Galaxies et IC 2220 retenue en shortlist en Stars & Nebulae. Un Messier 46 a gagné le Pro Dataset Contest de Telescope.Live en mars 2026. Il y a une cinquantaine d'autres parutions — magazines, sites d'image du jour, galeries de concours.
J'observe toujours à l'oculaire. Je garde un Dobson flextube de 254 mm en Bretagne, et il y a un Seestar S30 Pro à Paris, acheté il y a quelques mois pour montrer des choses à mon fils de quatre ans. En dehors du ciel nocturne, je photographie des avions, et je fais de la macro et de la microphotographie.
HOW I GOT THERE
2014
I buy my first telescope on holiday in Canada: a Celestron C9.25 EdgeHD on a Losmandy G11, ordered from France while I am there. I set it up a few weeks later in the Val-d'Oise, north of Paris. The first object is Jupiter, through a Televue Delos 12mm bought during a stopover in New York. The cloud bands are visible.
2015
I start imaging. The first target is NGC 7662, the Blue Snowball, followed by Jupiter. Both images are bad. I keep observing visually throughout, and most of my nights are still spent at the eyepiece rather than behind a camera.
2016
I move into Paris. There is no garden, the sky is unusable for deep sky, and buildings close off most of what is left. I sell the C9.25 shortly after the move, and keep the eyepieces.
NGC 7662, 23 December 2015. C9.25 EdgeHD, from a garden in the Val-d'Oise, France. My first deep-sky image.
2017 - 2019
I image occasionally through iTelescope. Enough to keep going.
2020
During the first lockdown I start working with remote telescopes seriously. Over the next three years I go through a dozen services and through every way there is of using one: driving a telescope directly, scheduling a target and letting the run happen unattended, subscribing to datasets someone else has already gathered, and sharing the management of an instrument with other people.
2023
I join Team Astrofleet. A dozen of us scattered across France, each with our own equipment, plus one setup we own together, hosted at PixelSkies in Spain. Eighty hours on a single faint target is out of reach alone; between us it stops being unreasonable.
STILL
I teach myself processing. The first images take me thirty hours each. Once I start working at it seriously, three or four months pass before something comes out that I am satisfied with. Some images still do not come out.
THE CHAIN
Almost none of the photons in my images fall on a telescope I am standing next to. A deep-sky image is a chain. Someone builds an instrument and keeps it working. Someone runs it under a sky. Someone processes what the data turns out to contain. I stand at the end of chains that cross four continents, and every image on this site names each link.
Astrofleet
The team I belong to. A dozen of us across France, each with our own equipment, and one setup we own together at PixelSkies, in Spain.
Remote observatories
El Sauce, in the Rio Hurtado valley in Chile. Heaven's Mirror, at Yass in Australia. Apollo 11, at Fregenal de la Sierra in Spain. Grand Mesa, at Whitewater in Colorado. I have never been to Chile.
Data from friends
Raw frames from other imagers, gathered on their own equipment and handed over for me to process.
WHAT I DO
I process. Calibration, integration, gradient extraction, colour, and the decisions that matter — what to bring out, and what has to be given up to bring it out. Every image on this site carries its full acquisition record and the name of whoever gathered the light. I shoot with my own equipment too, from time to time.
MARKERS
Three of my images were NASA's Astronomy Picture of the Day: CG 4 in July 2021, Arp 286 in June 2022, NGC 2442 in April 2023. At Astronomy Photographer of the Year 2021, at the Royal Observatory Greenwich, NGC 1055 was Highly Commended in Galaxies and IC 2220 was shortlisted in Stars & Nebulae. A Messier 46 won the Telescope.Live Pro Dataset Contest in March 2026. There are around fifty other entries — magazines, picture-of-the-day sites, competition galleries.
STILL
I still observe visually. I keep a 254mm flextube Dobson in Brittany, and there is a Seestar S30 Pro in Paris, bought a few months ago to show things to my four-year-old son. I also photograph aircraft, and do macro and microphotography.